

Michel Desmurget en tournée québécoise
Le mercredi 30 novembre -1
Dans notre société moderne, la télévision est devenue quasi incontournable. Déjà en 2003, selon la Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants, 48 pour cent des enfants canadiens de 8 à 15 ans possédaient leur propre téléviseur et 35 pour cent avaient leur propre magnétoscope. Qu'en est-il aujourd'hui ?
Michel Desmurget, docteur en neuroscience, analyse dans son plus récent ouvrage, La vérité scientifique sur les effets de la télévision, les impacts du petit écran chez les jeunes... et les moins jeunes...
Les conclusions auxquelles il en arrive sont pour le moins surprenantes. Qu'il établisse un lien direct entre la téléphagie et la montée de la violence dans nos sociétés ne nous surprendra guère. Par contre, quand il constate chez les téléspectateurs une diminution de la capacité de concentration, la non-maîtrise de la grammaire et une plus forte propension au décrochage scolaire, il surprend davantage. Et que dire des conséquences qu'entraîne l'exposition d'un enfant de 0 à 3 à un téléviseur allumé en permanence dans la pièce où il joue ? Ce ne sont là que quelques exemples qui devraient, chez les parents, les enseignants ou le citoyen ordinaire, éveiller le goût d'entendre Michel Desmurget et de parcourir son livre.
Voici comment Patrick Le Lay, ancien PDG de TF1, concevait son travail : « pour qu'un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible : c'est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c'est du temps de cerveau humain disponible. »